Haiti Tremblement de Terre 16 – Erinece St. Jean – Reflection Personelle 1

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12 Janvier 2010, le jour le plus triste et inoubliable dans l’histoire du peuple Haïtien. Quand j’étais petit, on me disait toujours que la nature ne nous pardonne pas mais je ne pouvais jamais imaginer que mon pauvre petit pays allait être sombré dans une telle catastrophe naturelle. Bien avant ce terrible séisme qui a frappé Haïti, la majorité des Haïtiens vivaient déjà dans un état inhumain car la grande majorité d’entre eux n’avaient pas accès à la nourriture, l’eau potable, l’éducation et les soins de santé. Ceux qui constituent les bases fondamentales des droits de l’homme. 

Comment imaginer qu’un peuple qui, dépourvu de presque tout, puisse survivre après le passage de ce terrible tremblement de terre? Automatiquement après le passage de ce séisme, la communication était devenue très difficile. De là, tout le monde se choquait encore plus de ne pas pouvoir téléphoner leurs proches. La première triste et malheureuse nouvelle que j’avais reçue de ma famille c’était celle de la mort de Ans St Lot COTIERE , l’un de mes plus proches cousins qui vivait à Christ-Roi, l’un des quartiers de la ville de Port au prince ayant été fortement touché par cette catastrophe.

Il vivait à Port au prince en vue de poursuivre ses études universitaires. Serait-il mort si Port au prince n’était pas la seule ville du pays contenant des universités? Je crois que cette question est aussi valable pour d’autres universitaires venant de partout qui ont trouvé la mort à Port au prince en pareille circonstance.

Quelques jours après, je m’interroge toujours sur le sort des survivants de ce drame à Port au prince. Il faut aussi souligner que la ville de Léogane, de Petit gôave, de Grand gôave, de Jacmel et de Port au prince étaient les plus sévèrement touchées mais une fois que Port au prince est touchée, c’est tout le pays qui est touché car Port au prince était la ville de concentration d’Haïti.

J’avais envie d’apporter mon soutien aux victimes de ce désastre mais malheureusement, je ne savais quoi faire exactement puisque je n’avais pas les moyens qu’il fallait pour intervenir. Le premier abri des victimes que j’ai visité était l’Hôpital Bon Sauveur (Zanmi Lasante) de Cange qui a reçu beaucoup de patients venant du département de l’Ouest.

Ce que j’ai vu était indescriptible. Malgré la motivation du staff médical, sur le visage de chaque victime, on ne pouvait constater que tristesse et désespoir. J’ai vu beaucoup de jeunes qui ont été amputés. Wow, c’était vraiment terrible!

Le soir du Dimanche 31 Janvier 2010, Il m’était un honneur quand Nancy ANDERSON, la Présidente de Hands Together of the Palm Beaches, une organisation qui travaille en Haïti depuis des années, m’a appelé pour me demander de rejoindre une équipe venant des Etats Unis d’Amérique en vue d’apporter de l’assistance médicale à nos frères et sœurs qui ont été, d’une manière ou d’une autre, touchés par cette catastrophe.

Cette équipe est coordonnée par un Prêtre Camillien qui répond au nom de Scott Binet. Ce prêtre est un Américain. Il est à la fois prêtre et médecin.

Depuis que je suis arrivé au Foyer Saint Camille, ou se trouve l’équipe, nous nous sommes sérieusement mis au travail. C’est vrai que j’ai été profondément touché par la souffrance des patients mais la motivation de l’équipe à laquelle je travaille augmente considérablement ma volonté de faire tout ce que je peux pour aider les gens.

A tous ceux qui auront lu ce message, je lance un appel de secours pour Haïti au nom de tous mes frères et sœurs qui sont victimes de ce séisme.

Erinece Saint Jean

Erinece est dans l’equipe CTF-SOS DRS qui aide les victimes de tremblement de terre a Foyer St. Camille.

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3 thoughts on “Haiti Tremblement de Terre 16 – Erinece St. Jean – Reflection Personelle 1

  1. RÉPONSE À VOLTAIRE DE EDNER SAINT-AMOUR

    1 NOVEMBRE 1755 ET 12 JAANVIER 2010

    Le 1er novembre 1755, un violent séisme ravage la ville de Lisbonne, faisant plus de 30000 victimes et provoquant un immense choc dans la sensibilité philosophique du XVIII°siècle. En Haiti, le nombre de victimes s’élève à environ 300.000 victimes aussi. Choc religieux et philosophique chez les Haïtiens.

    Poème sur le désastre de Lisbonne (1756)

    Ô malheureux mortels ! ô terre déplorable !
    Ô de tous les mortels assemblage effroyable!
    D’inutiles douleurs éternel entretien !
    Philosophes trompés qui criez: “Tout est bien”,
    Accourez, contemplez ces ruines affreuses,
    Ces débris, ces lambeaux, ces cendres malheureuses,
    Ces femmes, ces enfants l’un sur l’autre entassés,
    Sous ces marbres rompus ces membres dispersés ;
    Cent mille infortunés que la terre dévore,
    Qui, sanglants, déchirés, et palpitants encore,
    Enterrés sous leurs toits, terminent sans secours
    Dans l’horreur des tourments leurs lamentables jours!
    Aux cris demi-formés de leurs voix expirantes,
    Au spectacle effrayant de leurs cendres fumantes,
    Direz-vous: “C’est l’effet des éternelles lois
    Qui d’un Dieu libre et bon nécessitent le choix”?
    Direz-vous, en voyant cet amas de victimes :
    “Dieu s’est vengé, leur mort est le prix de leurs crimes”?
    Quel crime, quelle faute ont commis ces enfants
    Sur le sein maternel écrasés et sanglants?
    Lisbonne, qui n’est plus, eut-elle plus de vices
    Que Londres, que Paris, plongés dans les délices ?
    Lisbonne est abîmée, et l’on danse à Paris.
    Tranquilles spectateurs, intrépides esprits,
    De vos frères mourants contemplant les naufrages,
    Vous recherchez en paix les causes des orages :
    Mais du sort ennemi quand vous sentez les coups,
    Devenus plus humains, vous pleurez comme nous.
    Croyez-moi, quand la terre entrouvre ses abîmes
    Ma plainte est innocente et mes cris légitimes. […]

    Voltaire

    « Un jour, tout sera bien, voilà notre espérance
    Tout est bien aujourd’hui, voilà l’illusion »
    Poème sur le désastre de Lisbonne

    EDNER SAINT-AMOUR

    SÉISME DU 12 JANVIER

    Le cosmos, l’univers, la nature n’est pas seulement ordre, harmonie et paix
    Dans lequel nous lisons la splendeur merveilleuse de l’être suprême Dieu
    Mais à l’occasion surgit du sein de l’univers le trouble, le désordre, le chaos
    Dont l’assaut de malheur aux humains fait douter de la bonté divine ou de Dieu

    En 1779 alors que l’ancien président Alexandre Pétion encore bébé au berceau
    Le chaos émerge, de la nature par un terrible séisme ou tremblement de terre
    Qui ravagea la Ville de Port-au-Prince, capitale de la colonie Saint-Domingue
    Le bébé Pétion fut sauvé grâce à la vigilance de la servante de sa mère

    En 1842 à nouveau la nature se déchaine en agitant les flots de sa colère
    Le chaos d’un séisme détruisit la ville du cap sous la présidence de Boyer
    Où la dette nationale du pays envers la France et ce cataclysme naturel
    Ont catapulté le pays au fond d’un immense abime économique ou financier

    Encore en 2010 la nature déchaine sa colère en des vagues tapageuses
    Le chaos, le désordre s’abattit sur la capitale de Port-au-Prince
    Le tremblement de terre n’épargne même le palais national à moitié démoli
    Le nombre de morts s’élève à plus de trois cent mille, sans les maisons détruites

    Et la question se pose sur toutes les lèvres haïtiennes de toutes couches sociales
    Est-ce une malédiction divine pour les péchés commis par les Haïtiens
    Est-ce un châtiment divin, une punition divine qui consiste à châtier
    Les dirigeants haïtiens corrompus et le peuple vaudouïsant livré au diable

    Presque toute la majorité du peuple haïtien abonde dans ce sens
    Le peuple haïtien paie de son sang, de sa vie pour les péchés commis
    Le niveau du crime atteint un sommet beaucoup trop élevé dans la société
    Pour rester impuni éternellement devant la vigilance divine ou de Dieu

    Oui! Je comprends la version du châtiment, de la punition ou de la malédiction
    Piquet, Cacos, Zinglin, Zenglendo, Kidnappeur, crimes ou abus d’autorité
    Sont trop évidents pour passer sous le silence l’idée de la malédiction divine
    Car l’impunité est contraire aux lois de la nature, aux lois de la création divine

    Mais comment trancher la question de la punition, de la colère divine
    Dans le contexte des victimes haïtiennes du séisme du 12 janvier
    Regroupant les innocents et les coupables, les vertueux et les vicieux
    Est-ce Dieu est aveugle au moment de sa colère n’épargnant même les bébés

    Dans un contexte métaphysique rien nous dit qu’il s’agit d’une malédiction
    Il se peut aussi que le séisme soit un acte de sauvetage divin de l’humanité
    Il faut voir ce cataclysme naturel dans les deux côtés de la médaille
    Malédiction divine ou sauvetage divin, l’un ou l’autre peut demeurer vrai

    À mon sens, Dieu le créateur est un être d’amour et de compassion
    N’aurait jamais décidé de la destruction de la vie contraire à l’acte de la création
    Comme la mort de chacun existe pour le salut de tous dans de l’humanité
    Il se peut bien que le séisme soit un moyen pour Dieu de sauver l’humanité

    Une nation est envahie par l’armée d’une autre nation barbare et puissante
    L’armée du pays envahi envoie ses soldats, ses militaires à la guerre
    Juste pour exercer son droit naturel à la résistance, son droit de légitime défense
    Comme les globules blancs qui se défendent contre l’intrusion des toxines et microbes

    Mille soldats sont tombés victimes, morts sur le champ de bataille, de combat
    Mais l’armée réussit par chasser les agresseurs barbares de l’armée étrangère
    N’est-ce pas là un acte salvateur, de salut malgré les mille soldats morts
    Mille soldats sont morts pour sauver la population de dix millions âmes

    Le séisme est un moyen divin local efficace pour résoudre un problème global
    Qui menace le destin de toute l’humanité sur l’ensemble du globe terrestre
    Comme il faut une petite secousse pour résoudre un grand problème général
    Haïti est frappée par le séisme entraînant centaines de milliers de victimes

    Mais le séisme n’est pas une malédiction divine pour châtier des coupables
    Mais un acte ou moyen de sauvetage efficace pour Dieu de protéger l’humanité
    Le séisme n’est pas une malédiction mais la preuve de la compassion divine
    Preuve que Dieu se charge du destin, de l’avenir, de la destinée de sa création

    Certains accusent l’homme d’être à l’origine de la mort par son péché
    D’autres reprochent à Dieu d’avoir créé la mort, en tant qu’être dit bon
    Toutes les doléances remettent en question soit la bonté humaine ou divine
    Où la confiance cède à la méfiance, où la sérénité cède à l’incertitude

    Imaginez que les cellules de croissance qui se multiplient à travers notre corps
    Grandissent et se reproduisent indéfiniment dans le temps et l’espace
    L’homme ne serait-il pas devenu une masse géante difforme, un vrai monstre
    Une terre finie disposerait-elle d’espace pour comprendre une population infinie

    Si l’on comprend l’ampleur du problème de grandeur de la taille de l’homme
    Si l’on comprend l’ampleur du problème de la multiplication de la population
    Nul n’est besoin d’être un savant pour se réaliser et démontrer au monde
    Que la mort reste un moyen salvateur efficace pour Dieu de gérer l’humanité

    Alors Dieu se montre un génial et habile gestionnaire ou administrateur
    En prenant la décision meilleure que chacun meurt pour le salut de tous
    C’est par la mort de chacun que l’humanité réussit par conserver sa pérennité
    L’option contraire de l’immortalité serait une absurdité sinon une aberration divine

    D’ailleurs n’a-t-on pas le signe avant coureur que l’immortalité serait un désastre
    Avec le cancer qui est une pathologie où se manifeste l’immortalité des cellules
    Alors pourquoi l’immortalité des cellules engendre la mort de l’homme malade
    Dieu a choisi la meilleure combinaison parfaite pour le devenir des êtes vivants

    Si dans son égoïsme et son fantasme l’homme s’égare dans l’obsession existentielle
    Jusqu’à voir dans la mort un malheur horrible à nul autre pareil pour lui-même
    Dieu en tant qu’être altruiste, omniscient qui sait transcender dans la perfection
    Décide que la mort de chacun assure le salut de l’ensemble de l’espèce vivante

    Comme le grain de maïs, doit pourrir, mourir sous le sol
    Pour germer, grandir, fleurir, se reproduire dans la nature
    En produisant un épi d’une centaine de grains vivants
    La mort est une opération de croissance et de multiplication de la vie

    Comme la métaphysique est un lieu d’interprétation infiniment ouverte
    Où nul ne sait qui a tort et qui a raison, qui dit vrai et qui dit faux
    Il se peut bien que j’ai tort, que j’ai dit un mensonge, séisme n’est pas sauvetage
    Mais nul ne peut disposer non plus de preuve ni du faux ni du vrai
    12 avril 2010

    Edpoete@yahoo.ca

    Le 1er novembre 1755, un violent séisme ravage la ville de Lisbonne, faisant plus de 30000 victimes et provoquant un immense choc dans la sensibilité philosophique du XVIII°siècle. Cette catastrophe obsédera Voltaire qui, ayant une soixantaine d’année, manifestera son mépris envers les théories optimistes de Leibniz. Le penseur éclairé va alors se lancer dans un nouveau combat où il dénoncera le rôle de la providence tout en exprimant sa sensibilité. Ainsi naîtra Poème sur le désastre de Lisbonne.
    Aussi pouvons-nous nous demander comment Voltaire s’y prend-il pour faire passer son message.
    Nous verrons dans un premier temps la dimension pathétique, avant de porter notre attention sur l’aspect polémique de ce texte.

    I. Un poème bouleversant

    Nous pouvons tout d’abord noter la présence d’un important champ lexical de la tristesse avec :
    – « Ô malheureux mortels ! ô terre déplorable ! » (1) « Malheureux » est un adjectif prenant racine dans l’assemblage des termes « mal » et « heur ». L’heur étant une chance favorable, le préfixe « mal » donne à « malheureux » une signification se rapportant à l’adjectif « malchanceux ». L’adjectif « déplorable » provient du nom « pleur » auquel on a rajouté « dé » (marquant l’éloignement) et « able » (touche négative) donnant ainsi une signification proche de la lamentation.
    – « D’inutiles douleurs éternel entretien ! » (3) Le nom « douleur » provient du latin « dolor » signifiant « une émotion morale pénible ».
    – « Ces débris, ces lambeaux, ces cendres malheureuses » (6) Nouvelle utilisation de l’adjectif « malheureux » déjà aperçu dans la première ligne.
    – « Cent mille infortunés que la terre dévore » (9) « Infortunés » provient du mot « fortune » signifiant « la chance ». Le terme veut ainsi signifier le manque de chance que l’on a déjà pu voir avec malheureux. De plus, on remarque une hyperbole avec « cent mille infortunés ». 60000 individus ont en effet trouvé la mort dans le désastre.
    – « Dans l’horreur des tourments leurs lamentables jours » (12) « lamentable » vient du verbe « lamenter » ce qui fait aussi référence au pathétique de la scène.
    – « Vous pleurez comme nous » (28) nouvelle marque du pathétique. « Nous » implique l’auteur qui exprime ainsi sa sensibilité.
    – « Ma plainte est innocente » (30) Le nom « Plainte » rappel le pathétique avec « ma » qui comme pour « nous », implique que Voltaire est engagé.
    D’autre part, un champ lexical de la terreur se remarque aussi :
    – « assemblage effroyable » (2) marquant l’effroi ressenti lors de la vue des conséquences du désastre.
    – « ces ruines affreuses » (5) Même chose, on remarque un nouvelle fois l’effroi.
    – « que la terre dévore » (9) personnification mettant en relief l’aspect terrible du cataclysme.
    – « palpitants encore » (10) Ce vers montre la souffrance ressenti par les victimes qui va au-delà de la souffrance physique. Ceux-là sont en effet terrorisés.
    – « Enterrés sous leurs toits » (11) On note ici que Voltaire avait une phobie de l’écrasement.
    – « Dans l’horreur des tourments » (12) Les termes « horreurs » et « tourments » montrent une nouvelle fois la peur ressentie par les victimes.
    – « Au spectacle effrayant » (14) Marque de l’effroi.
    – « mes cris légitimes » mit en relation avec « aux cris demi-formés » montre que Voltaire pousse les cris que les victimes du sinistre n’ont pu poussé.
    On note aussi que le désastre semble toucher tout les sens, aussi bien l’ouïe (avec « aux cris demi-formés de leurs voix expirantes »), la vue (« contemplez ces ruines affreuses »), le touché (« ces débris, ces lambeaux, ces cendres malheureuses », « quand vous sentez les coups »), l’odorat bien que ce sens n’est pas un grand rôle à jouer dans le désastre (« vous sentez les coups » bien que cette citation est sans doute mise pour les coups physiques, « leurs cendres fumantes » même s’il ne l’est pas explicitement indiqué, les corps brûlés doivent sentir une odeur affreuse ) et le goût (avec l’antithèse « plongés dans les délices » qui s’oppose avec « Lisbonne est abîmée »).
    – On note aussi une opposition entre « entassés » et « dispersés » pour montrer l’étendue de la fatalité qui s’est abattu sur Lisbonne.
    Voltaire nous décrit ainsi le désastre de Lisbonne avec tout l’aspect pathétique qu’il entraîne. La souffrance, le dégoût, l’effroi, la tristesse, toute les émotions les plus sombres sont envisagés pour donner au lecteur une idée de l’horreur vécue.

    Ainsi nous avons pu voir que par ce texte, Voltaire décrit le désastre de manière pathétique, cherchant ainsi à responsabiliser les lecteurs. Nous analyserons ce but dans un second temps.

    II. Une dimension polémique

    – On remarque tout d’abord un parallélisme syntaxique, ou plutôt une imprécation avec la répétition de « ô » visant à mettre en condition le lecteur. Voltaire en appel ici aux victimes du désastre ; il compatie.
    – « Philosophes trompés » Par ce vers, l’auteur dénonce les théories leibniziennes qui veut que tout soit bien dans le meilleur des mondes. « Trompés » semble davantage signifier « trompeur ».
    – « Accourez, contemplez ces ruines affreuses » poursuite de l’accusation par un argument d’autorité basé sur un fait réel, scrupuleusement détaillé.
    – « Direz-vous : […] le choix ? », « Direz-vous : […] leurs crimes ? » Construction de l’argumentation sous la forme thèse-antithèse avec une répétition de « direz-vous » ce qui implique que voltaire se mettent à la place des philosophes trompés pour mieux les contredire ensuite.
    – « Quel crime, […] sanglants ? » L’antithèse évoquée ne se fait pas attendre. L’auteur utilise la candeur des enfants pour montrer qu’ils ne peuvent être coupable de crimes (étant trop jeune), bien qu’ils soient victimes.
    – On remarque que Voltaire utilise plusieurs interrogations rhétoriques : « Sur le sein maternel écrasés et sanglants ? », « Lisbonne […] les délices ? ».
    – On note aussi une métaphore filée avec « plongés », « abîmée », « naufrages » pour donner plus de poids à l’antithèse entre Paris et Lisbonne.
    – Comme déjà cité, on note aussi l’implication de l’auteur avec « vous pleurez comme nous » et « ma plainte ».
    – « Croyez-moi, quand la terre entrouvre ses abîmes [Ma plainte est innocente et mes cris légitimes. » L’auteur prend à parti les lecteurs pour leur montrer le but rechercher par ce texte, et leur prouver qu’il le fait de manière légitime.
    – On remarque aussi l’utilisation de l’alexandrin pour donner plus de porté, de ton au texte et permettant ainsi une meilleur description/argumentation.
    – L’utilisation de la poésie souligne le veut de frapper le lecteur par une dramatisation rythmée qui possède plus d’impact qu’un récit en prose.
    – De plus, on remarque qu’une rime sur deux est frappante, ce qui donne davantage de poids dans l’argumentaire.
    – Présence d’une ponctuation très soutenu pour donner toujours plus de rythme au texte, et donc un impact plus fort auprès de l’opinion du lecteur.

    Ainsi, par un poème extrêmement bien construit, Voltaire peint le désastre de Lisbonne de manière macabre, pour mieux critiquer les philosophes comme Leibniz qui pensent que tout est bien dans le meilleur des mondes.
    Nous aurions aussi pu étudier la souffrance des victimes…
    D’autres auteurs ont utilisé la poésie pour dénoncer comme par exemple dans la satire politique Odes de André Chénier.

  2. Je suis de humaniste comprenant une tendance philosophique mettant l’humain sur le centre du discours en ce qui concerne ses droits et une tendance religieuse qui concerne la charité envers les démunis, veuvres, orphelins, déshérités, handicapés, viellards, malades chroniques, tous ces gens inactifs contre leur gré. Je suis autant reflexif que emotionnel, la peine des victimes me touchent aussi. De plus, je suis créationniste, en tous les êtres humains, je vois des frères. Merci beaucoup de vous donner la peine de me répondre

  3. BUSSINESS PROPOSAL. Wednesday, October 12, 2011 6:57 PM From: “Mr Diya Musa” Add sender to Contacts To: undisclosed-recipients Mr.DIYA MUSA BANK OF AFRICA(B.O.A) OUAGADOUGOU BURKINA-FASO WEST AFRICA Dear Friend, I know that this message will come to you as a surprise. I AM A SECRETARY OF FOREIGN REMITTANCE DIRECTOR BOA BANK HERE IN OUAGADOUGOU BURKINA FASO . I Hope that you will not expose or betray this trust and confident that i am about to repose on you for the mutual benefit of our both families. I need your urgent assistance in transferring the sum of ($7.6)million to your account within 14 banking days. This money has been dormant for years in our Bank without claim. I want the bank to release the money to you as the nearest person to our deceased customer, the owner of the account died along with his supposed next of kin in an air crash since July 31st 2000. I don’t want the money to go into our Bank treasurer as an abandoned fund. So this is the reason why i contacted you so that the bank can release the money to you as the next of kin to the deceased customer. Please I would like you to keep this proposal as a top secret and delete it if you are not interested. Upon receipt of your reply , i will give you full details on how the business will be executed and also note that you will have 40% of the above mentioned sum if you agree to handle this business with me. Best Regard. Mr.DIYA MUSA — On Wed, 10/12/11, Andy Newman wrote: From: Andy Newman Subject: Fw: MY BUSINESS PROPOSAL TO YOU To: Received: Wednesday, October 12, 2011, 8:47 PM please open the attachment file of my business proposal worth of US$ 232,000.000.00 to you — On Wed, 10/12/11, Mr Diya Musa wrote: From: Mr Diya Musa Subject: BUSSINESS PROPOSAL. To: Received: Wednesday, October 12, 2011, 6:57 PM Mr.DIYA MUSA BANK OF AFRICA(B.O.A) OUAGADOUGOU BURKINA-FASO WEST AFRICA Dear Friend, I know that this message will come to you as a surprise. 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Wed, 10/12/11 8KB Read Attachments Fw: fini Wed, 9/28/11 4740KB Read You replied to this message CANADIAN EMBASSY OFFRE DE VISA CANADIEN 25 July 2011 Liste d’objets perdus Edner St-Amour Alias Butter Oil, groupe Kiro et Petit seminaire collège Saint-Martin de Porrès Liste d’objets perdus 1) Acte de naissance (année 1994) 2) Acte de naissance 3) Certificat de baptême 4) Certificat de diplôme primaire 5) Certificat de baccalauréat 6) Diplôme de baccalauréat en sociologie 7) Diplôme d’argent de recouvrement Carte d’assurance maladie temporaire 9) Carte d’assurance sociale temporaire 10) Carte d’assurance sociale 11) Carte d’assurance sociale 12) Carte d’assurance maladie 13) Carte d’assurance maladie 14) Carte de santé Hôpital 15) Carte de citoyenneté 16) Carte de citoyenneté 17) Permis de conduire 18) Carte de citoyenneté (année 2011) 19) Deux bourses volées(2011 25 July 2011 Edner St-Amour Alias Butter Oil, groupe Kiro et Petit seminaire collège Saint-Martin de Porrès Liste d’objets perdus 1) Acte de naissance (année 1994) 2) Acte de naissance 3) Certificat de baptême 4) Certificat de diplôme primaire 5) Certificat de baccalauréat 6) Diplôme de baccalauréat en sociologie 7) Diplôme d’argent de recouvrement Carte d’assurance maladie temporaire 9) Carte d’assurance sociale temporaire 10) Carte d’assurance sociale 11) Carte d’assurance sociale 12) Carte d’assurance maladie 13) Carte d’assurance maladie 14) Carte de santé Hôpital 15) Carte de citoyenneté 16) Carte de citoyenneté 17) Permis de conduire 18) Carte de citoyenneté (année 2011) 19) Deux bourses volées(2011 Edner saint-amour Le mathématicien pose sur le tableau : cos2x + sin2x= 1 et démontre la logique à tous les élèves de la classe de la chasse. Après quoi, il conclut fièrement Quod erat demonstrandum, ce qu’il fallait démontrer. De même que Jean Jacques Dessalines après avoir démontré que sa politique répondait aux exigences de son époque, il a conclu : Je fais ce qu’il fallait, je me fiche de ce que dira postérité, son quod erat demonstrandum. Esaie 11 : 3-4 Il respira la crainte de l’Éternel; il ne jugera point sur l’apparence, il ne prononcera point sur un ouï-dire (YO DI=rumeur). Son inspiration est dans la crainte de Yahvé. Il jugera mais non sur l’apparence. Il se prononcera mais non sur le ouï-dire (YO DI=rumeur) ZEN : ne rien poursuivre, juste voir, l’art de voir. Bouddhiste : Les dieux existent. Car ils brillent comme on respire. C’est leur domaine de briller, de consteller, d’éclairer, d’illuminer. Un dieu ne peut pas cacher un autre dieu. Même s’il est caché, il brille quelque part. Impossible d’empêcher un Dieu de briller Honoré de Balzac J’ai été enterré sous des morts, mais maintenant je suis enterré sous des vivants, sous des actes, sous la société tout entière, qui veut me faire rentrer sous terre PASTEUR Jean Fils Aimé La diabolisation à outrance du Vodou sera la stratégie la meilleure pour réussir la déculturation de l’haïtien à qui il faut un traitement spécial d’acculturation c’est-à-dire, une transformation en européen, en français de France. Ainsi transformé, spécifiquement dressé contre le vodou et instruit du catéchisme, le voila bel et bien, un chrétien qui n’a rien en lui de propre à l’haïtien. Vouloir détruire une culture au point d’appeler démon ce qui ne l’est pas, exorciser des personnes et des lieux sur lesquels ne soufflent aucun air infernal, interpréter selon une vision culturelle strictement européenne des phénomènes qui n’appartiennent qu’à la civilisation africaine c’est surement s’engager dans une voie d’erreur Edner Saint-amour : La guêpe ne mord que quand on la pique dans son nid MAIN STREET Un cancer vous ronge le cerveau, vous blâmez le voisin de l’extérieur du mal dont vous souffrez. Juste parce que vous croyez dans l’ombre, le cache, les ténèbres, le secret, vous tenez mordicus qu’il s’agit d’un mal surnaturel, d’un mauvais sort lance le voisin extérieur taxe de sorcier pour mieux convertir en ennemi jure qu’il faut abattre a tout prix. Quand le pouvoir échappe au businessman comme au politicien maladroit a cause de ses erreurs ajoutées au manqué a ses promesses, il impute le tort au poète sous prétexte qu’il est une cigale fainéante qui ne s’amuse qu’a chanter. Pour la simple mélodie de la complainte de l’esclave, Nord Alexis a envoyé Massillon Coicou ad patres. Quand le dechouqueur a fait ses opérations de sabotage, de pillage, d’incendie, vous blâmez le passé lointain pour expliquer que les dégâts matériels ont pour origine une culture criminelle dont la tradition remonte a Jean Jacques Dessalines dont la politique radicale avait pour slogan au moment de la guerre de l’indépendance: koupe tet boule kay. Pourtant la vraie cause n’a rien à voir avec ni passé ni Dessalines. Mais le démon destructeur se cache dans une main invisible dans notre propre sein que tout le monde sert comme un maître, à savoir Dieu César Capital Argent dont la main mercenaire s’appelle cupidité et jalousie. Comment l’opération machiavélique opéra? Facile a comprendre comme de l’eau a boire! Pour vous mettre d’abord sur la piste, posez vous ces questions: 1) Quand a New York des terroristes avaient fait exploser World Trade Center, peut on rendre responsable Jean Jacques Dessalines ou le poète comme responsable? Alors il vous devient plus facile de déceler la main invisible. Kameleyon voye roch kache men pou moun ka pran demon pou zany fidel. La recette mercenaire dont la logique nous échappe, s’appelle Économie a somme nulle. C’est-à-dire sur l’oppidum, le Colisée, le cirque. Autrement dit, si Jean Possède un ordinateur, c’est que Joseph perd un ordinateur. C’est un ordinateur qui manqué à Joseph quand Jean a un ordinateur. Pour empêcher que la somme ne soit nulle pour ne pas établir la différence des deux extrêmes, il faut la destruction nécessaire de l’ordinateur pour rejoindre le principe de l’égalité selon la promesse de la révolution de 1809. Les déchouqueurs s’octroient le droit de renverser l’équation a somme nulle qui est contraire a la démocratie, a la fraternité, a l’égalité. Le sabotage a pour but de renverser la tendance de l’inégalité pour en réduire la marge du clivage. Du moins on essaie, on tente de le faire de manière symbolique mais violente. Ce n’est pas l’intention qui est mauvaise en soi, mais le moyen utilise. Comme disait Karl Marx, . L’économie est prise dans ses propres pièges, son propre jeu. Mais elle ne veut pas endosser la cause de la destruction pour ne pas salir son visage luxuriant ou flamboyant, alors elle prend le visage d’un ange a main invisible qui malgré, le mercenariat impute le blâme aux autres. L’économie projette sur la société, sa logique mercenaire qui la contamine en réussissant à opposer les uns contre les autres sur l’arène, l’oppidum de la compétition, de la concurrence. L’Économie a tendu un piège machiavélique qui consiste a diviser pour régner, c’est-à-dire diviser les membres de la collectivité ou les uns se battent avec acharnement sur le cirque du marche comme on se battait autrefois pour le roi ou le prince a la cour dans l’optique de conquérir des faveurs. Comme le domaine de la main invisible c’est l’eau trouble, on cherche toujours a cacher la main qui envoie la Pierre. Si l’économie a somme nulle clair comme la rosée a l’aurore du matin a tendu ouvertement les pièges pour des gens, alors effectivement il y a des dommages, des dégâts et des gens qui se laissent prendre dans le piège, alors deux questions a poser. L”économie est-elle en mesure d’être mécontente pour les dommages subis? L’économie n’est-elle pas responsable des dommages causés par déchouquer En tout cas, la force devenue une valeur sociale qui surestime le lion sur la gazelle, le tigre sur le cochon, le renard sur le bouc, le loup sur l’agneau, le girafe sur le cochon, le cheval sur la bourrique, la poule sur la ravette. Le Colisée, le cirque ou l’oppidum est arrangé de manière telle que lion, le tigre, le renard, le loup, le cheval et la poule gagnent, soient toujours vainqueurs gagnent et que le bouc, et que la gazelle, le cochon, le bouc, l’agneau, le cochon, la bourrique, la ravette perdent, soient toujours la victime du jeu arrangé, pré arrangé où les dés sont pipés de manière discriminatoire en faveurs des personnes les plus cupides contre les modérés de tout genre. Alors pour maquiller la destruction, couvrir le visage du meurtrier, la main invisible et l’économie à somme nulle ne s’appelle loi de l’évolution où les gens les plus aptes seront les élus de la conservation. Hélas quelle épée de Damoclès suspendue sur la tête des autochtones de l’Amérique, les fils naturels et légitime de ce continent s’y établissant des milliers années antérieurs à Jésus Christ. Hélas! Les autochtones dit indiens sont déclarés par décret ou convention divine : des non évolués, des inaptes n’ayant la moindre capacité de s’adapter au contiennent de l’Amérique. C’est pourquoi on les chasse de leur propre terre pour paquer dans des réserves comme des esclaves dans une cargaison de négrier. Et tout cela se comprend quand on sait que Darwin et Spencer viennent après Christophe Colomb qui avait découvert l’Amérique, particulièrement le 5 décembre 1492. Même si l’univers en expansion s’accélère en grande vitesse et que la gravité ne peut empêcher un éventuel clash, l’humain restera ce qu’il est un être doué d’émotion, de sentiment, de sensibilité, n’étant ni une molécule d’eau ni une machine. L’homme n’est pas fait pour fonctionner comme une machine artificielle ou un engin naturel de l’univers. Nos actions ou entreprises ont leur limite, ils doivent respecter la nature et non la déranger afin de pouvoir jouir de ses bienfaits. Alors messieurs, la recette reste donc la voie du milieu, le chemin de la sagesse qui passera par la modération pour arriver au bonheur. Je reconnais le rôle appréciable de Wall Street pour les services louables rendus, mais a présent épuisés, dépassé, incapable comme l’autochtone de tenir la course. Dans la crise de 2008, la main des dieux restent réellement invisible. Pourquoi? Est-la honte? Comme je ne crois pas dans le ouie dire, tant et aussi longtemps que les dieux de Wall Street, ces sauveurs du monde ne parlent, je garderai silence. Dans l’épuisement et le mutisme cependant pourquoi pas tourner les yeux vers MAIN STREET Le mathématicien pose sur le tableau : cos2x + sin2x= 1 et démontre la logique à tous les élèves de la classe de la chasse. Après quoi, il conclut fièrement Quod erat demonstrandum, ce qu’il fallait démontrer. De même que Jean Jacques Dessalines après avoir démontré que sa politique répondait aux exigences de son époque, il a conclu : Je fais ce qu’il fallait, je me fiche de ce que dira postérité, son quod erat demonstrandum. Enfin pour conclure, il faut répéter Hegel cité par le grand historien haïtien Beaubrun Ardoin : si l’offense, l’agression est la première de la force, la défense, la résistance est le premier principe du droit. Apprenons une fois pour toute avec Beaubrun Ardouin, les atrocités des uns encourage la vengeance des autres a cause de l’instinct de survie qui sonne toujours l’alerte à l’individu pour se conserver par tous les moyens. Aucun homme n’a le droit de vie ou mort sur un autre. La légitime défense est là pour en témoigner. Les globules blancs sont là pour en témoigner en cas de l’intrusion par effraction d’un corps étranger dans l’organisme, l’armée est là pour en témoigner en cas d’invasion d’un territoire national par un voisin ennemi prédateur. En temps de guerre l’action préside le droit, mais quand l’ordre revient l’action doit suivre le droit. L’intervention divine est toujours une malédiction pour les méchants et une bénédiction. Il n’y a rien de mauvais qu’ange vertueux fait de mal en situation de légitime défense car Dieu n’autorise personne d’ôter la vie d’un autre. La guêpe ne mord personne que quand on la pique dans son nid. LASCIENCE Scientific method Pieneered by ancient greeks, developed by medieval Muslims, systematized in the renaissance, perfected in the enlightenment and patented by the Dupont corporation, the scientific method improved on man’s previous tradition: making shit up. The scientific method added the crucial step of experimentation, using real world data to tes a hypothesis that, if proven, would be accepted by scientist as a theory, which could be used to get a grant or in some cases, tenure The scientific method in action 1) Identify a problem 2) Resaerch the problem 3) Formulate a hypothesis 4) Test hypothesis 5) analyse the results, draw a conclusion Notez bien: 1) The father of the scientific method Thales of Miletus, refused to accept supernatural explanation of natural phenomena, right up until the day an angry witch him to stone 2) Le test des hypotheses’ en science naturelle n’est pas la même chose qu’en science sciences sociales. Les sciences naturelles traitent des objets, des choses alors que les sciences sociales traitent des personnes conscientes animées douées d’émotions, de sensibilité, de sensation et qui parlent. L’enquêté parle, pense, agit, voit, sent comme l’enquêteur. Normalement le test des hypothèses doit se dérouler par le moyen du dialogue, de la communication entre enquêteur et enquêté et dans l’adhésion de celui-ci. Rien ne doit être imposé ou forcé à l’enquêté (personnes cibles). On ne peut pas traiter un individu comme un atome chimique ou une ampoule électrique. Simple question de morale, de respect de la personne humaine.. Même si le motif de l’enquête reste caché, le dialogue reste déterminant. L’emploi de la force ou de la ruse pour porter l’enquêté à parler demeure un acte de barbarie, un arnaque, de la piraterie, un abus de force, immoral. Bref de la cupidité pour gagner de l’argent. The daily show with Jon Stewart presents: Earth, a visitor guide to the human race Jon Stewart David Javertbaum Rory Abbanese Steve Bodow Josh Lieb Grand central publishing Hachette book group New-York, Ny 10017 www. Hachettebookgroup.com first edition: September 2010 grand central publishing A) Scientific method 1) Step of experimentation 2) Test a hypothesis 3) Theory if proven 4) Grant 5) Tenure Scientific method in action 1) Identify a problem 2) 1854?Cholera?.Usual state of dysantry 3) Research the problem : eponymous form of precipitation. Scene to gather information 4) Formulate a hypothesis: turn the evidence into a revolutionary new theory 5) Test the hypothesis: verify his idea experimentally, epidemiology and college student income—Earning 6) Analyze the result: draw a conclusion Turn out: I was right, it was a shit? Cholera Southwork, waterwork company Earth written and edited by Jon Stewart David Javerbaum, Rory Albanese, Steve Bodow, Josh Lieb Special thanks Jill Baum Dave blog Adam, clodikoff Jen Flenz, Robin Grant central publishing Hachette Book Groop 237 park ave New-York, NY, 10017 First edition: sept 2010 I Dearly hope I live long enough to see it published, so that readers will Know this burb is genuine and not merely a cynical attempt to exploit the fact that I am no longer aroung to declare it a hoak. J.D. Salinger www. HACHETTE BOOK GROUP.COM ISBN978-0-446-57922-3 $22.99, $ 31.99 CANADA , 52799 To: LE CHOLERA Au XIX e si裬e, la grande Hantise ࠌondres en 1854 ne demeurait pas moins le Chol鲡 qui frappe la ville. Un mal foudroyant! Il n?existe pas encore de rem褥. La maladie la plus redout饠de ce si裬e, car sa cause reste tout un myst貥 : 1) Certains pensent que cette infection intestinale caract鲩s饠par une diarrh饠s鶨re et la d鳨ydratation s?attrapait en respirant l?odeur repoussante 魡nant des mati貥s organiques en d飯mposition sous l?influence que le fleuve Tamise d駡geait des effluves pestilentiels. 2) Cinq ans plut?le m餥cin John Snow avait incrimin頬?eau contamin饬 plut?ue l?air 3) Quant ࠗilliam Budd, il suspectait un organisme comparable ࠵n champignon 4) Durant l?鰩d魩e de 1854, Snow, Snow teste sa th鯲ie en enqu괡nt sur la vie des chol鲩ques du quartier ?Londonien de Soho. Qu?avaient-ils en commun? D飯uverte surprenante! Tous s?鴡ient procur頍 de l?eau de boisson ࠬa mꭥ pompe. Cette eau 鴡it pollu饠par des eaux d?駯uts elles-mꭥs infect饳 par le chol鲡. 5) La mꭥ ann饠un autre pas a 鴩 franchi. Le scientifique italien Filippo Pacini publie un article d飲ivant l?organisme vivant responsable du chol鲡. Mais la plupart de ses travaux ne sont pas pris en compte, pas plus que les d飯uvertes de Snow et de Budd alors que le fl页 continue de s鶩r jusqu?en 1858 6) Traiter la grande puanteur de la Tamise : Il s?agit de construire un r鳥au d?駯uts qui assainirait la Tamise. L?odeur naus顢onde du Fleuve qui coule ࠍ proximit頤e la Chambre des Communes est si insupportable que les occupants tentent de la masquer en accrochant aux fen괲es des rideaux imbib鳠de d鳩nfectant. La Grande Puanteur force le parlement d?agir. En 18 jours, la d飩sion est prise 7) On construit d?immenses canalisations qui interceptent les eaux us饳 avant qu?elles n?atteignent le fleuve et les conduisent ࠬ?Est de la capitale o?es se d鶥rsent dans la mer au moment du reflux. Une fois que toute la ville est reli饠au r鳥au, les 鰩d魩es de chol鲡 cessent. 9) Hors de tout doute : ce qui cause le chol鲡, ce n?est pas un air f鴩de, mais une eau ou de la nourriture contamin饼BR>10) On se rend 駡lement compte que la pr鶥ntion passe par des installations d?assainissement. EXPÉRIENCE DES TɍOINS DU PEUPLE D?ISRAˌ A) Des milliers d?ann饳 avant l?鰩d魩e de chol鲡 qui frappe Londres, Moﳥ conduisait la Nation d?Isra묠hors d?ɧypte. Bien que ce peuple ait effectu頵n p鲩ple de 40 ans dans le d鳥rt du Sinaﬠil n?avait pas connu d?鰩d魩es comme celle du chol鲡. Comment expliquer cela? B) La Nation avait re絠l?ordre d?enterrer les excr魥nts humains en dehors du camp afin que la zone d?habitation et les points d?eau ne soient pas pollu鳮 C) Cette prescription est consign饠dans la Bible, en Deut鲯nome 23 :12,13, selon lequel : Tu auras un certain endroit hors du camp, et c?est l࠱ue tu iras. Tu auras un piquet avec tes affaires, et quand tu iras t?accroupir dehors, tu creuseras avec, et tu recouvriras tes excr魥nts PERSɃUTION DES TɍOINS DE JɈOVAH 1) En 1970, une vague de pers飵tions a contraint de nombreux fid謥s de t魯ins de J騯vah (30.000) ࠦuir le Malawi pour se r馵gier au Mozambique, install鳠dans des camps 鴡nt des lieux propices aux maladies transmises par l?eau. Comment les T魯ins s?en 鴡ient-ils sortis? 2) Lemon Kabwazi ainsi que 17000 autres r馵gi鳠occupaient le camp le plus vaste ࠍlangeni. Il se rappelle : a) le camp 鴡it toujours gard頰ropre b) on a creus頤es latrines et des fosses ࠯rdures ࠬ?ext鲩eur c) il 鴡it interdit de s?am鮡ger des latrines priv饳 ࠍ l?int鲩eur d) des volontaires 鴡ient en charge de toutes les questions sanitaires, comme la puret頤e l?eau provenant de puits situ鳠hors du camp. e) Gr⣥ au respect des normes Bibliques quant ࠬ?hygi讥, les t魯ins n?avaient pas eu d?鰩d魩e grave. Aucun n?avait attrap頬e chol鲡. f) Malheureusement dans certaines parties du monde, les habitations ne b鮩ficient toujours pas de r鳥aux d?駯uts ad鱵ats. Ainsi les maladies li饳 aux excr魥nts causent chaque jour la mort de 5000 enfants environ. g) Les Tabous subsistent par Sarah Bélisle Les tabous lies aux maladies mentales sont tenaces. Malgré des années de sensibilisation, les 20% des canadiens qui recevront, à un moment ou un autre de leur vie, un diagnostic de maladie mentale risquent d’être stigmatisés. 1) Parfois ce sont les proches et l’environnement immédiat qui ont des préjugés 2) Parfois c’est au travail ou dans le grand public 3) Il y a aussi l’auto stigmatisation selon Sylvain d’Auteuil Il existe plein de tabous et de clichés à propos des maladies problèmes mentales. Il faut les faire tomber dit Steeve Hurdle, qui accepte d’être l’un des cinq visages de la semaine de la sensibilisation aux maladies mentales 2011 qui se déroule jusqu’à Samedi Il est lui-même atteint d’une maladie qui lui cause des problèmes d’humeur chroniques et dit avoir été ostracisé en raison de son trouble : J’ai été tassé dans le coin même par des amis proches a-t-il déploré Les gens manquent d’information parce qu’on ne parle pas des maladies mentales. Or parler ouvertement de sa maladie joue un grand rôle important dans le rétablissement de ceux qui souffrent de troublent mentaux avérés (processus de guérison), selon M. Hurdle Une personne n’est pas une maladie insiste Sylvain. Il faut traiter la personne et non seulement ses symptômes. Pour permettre la réinsertion sur le marché du travail et dans la communauté des gens atteints de ces maladies, il est important de faire tomber les tabous La semaine de sensibilisation aux maladies mentales est organisée par l’Alliance canadienne pour la maladie mentale et la santé LE MAL SURNATUREL ACTUALITÉ D’après les gens de la zone sud des individus sorciers auraient semé une substance magique qui propage l’épidémie de choléra dans la région. La réaction de la population ne demeure pas brutale ou cruelle devant les chefs d’accusation portés contre eux comme adepte de la sorcellerie. Dans la délibération du verdict populaire, ou de la justice populaire : 1) Au Sud-Ouest, une douzaine de personnes ont été tuées à coup de machette, de pierre et leurs corps mutilés brûlés en pleine rue 2) À Jérémie au moins trois personnes sont tuées et plusieurs dans les villages avoisinants 3) À Chambellan six personnes ont été lynchées à mort 4) À Marfran et Dame-Marie, cinq personnes ont été lynchées à mort Après le tremblement de terre causant la mort de 200.000 individus, l’épidémie de choléra faisant 1800 morts et plus de 80.000 personnes reçues à l’hôpital, c’est le séisme de la sorcellerie qui fait ses morts. Réflexion Il est combien triste d’entendre ou de voir mourir beaucoup de gens pour rien, de voir des tant de gens tués horriblement et gratuitement. Ah! Cela me fait tant mal au plein cœur. Hélas! La aveugle croyance au mal surnaturel est plus puissant ou mortel que le poison de l’arsenic. Elle tue des gens futilement, gratuitement, pour rien! Si je pouvais donne ma tête aux Haïtiens qui croient dans le mal surnaturel,, combien ce mal serait enrayé, conjuré et le peuple immunisé. Tout le monde vivrait mieux, comme des frères humains solidaires, selon une confiance mutuelle inébranlable et dans une sérénité individuelle parfaite. Combien la vie serait plus belle, heureuse. Malheureusement on est encore très loin de la guérison du mal surnaturel, de la conjuration du mal imaginaire, de l’enrayement de ce virus nuisible, ce poison violent, mortel si puissant dans la société haïtienne. Hélas! Les autorités compétentes se montrent insouciants, irresponsables face à la nécessité d’enrayer ce mal. Elles refusent de le traiter par une potion d’information ou d’éducation à saveur ou contenu scientifique. Pourtant la science, particulièrement les sciences sociales et la médecine reste de véritables pistes de solutions à ce problème séculaire qui ronge le tissus social haïtien où chacun vit dans la peur de l’autre ou du voisin, la peur d’être victime d’un prétendu mauvais expédié par un sorcier, un lougarou. Hélas! Ce mal qui n’existe que dans l’imaginaire haïtien ne devient pas moins réel, une réalité vraie voire tangible dans le sens qu’on peut voir ou toucher les victimes cruellement tuées à travers la vue comme des juifs dans les chambres à gaz de Adolphe Hitler, ou dans le feu comme au moyen âge les victimes de l’inquisition de l’Église faisant la chasse aux sorciers lors de l’épidémie de la peste noire qui détruisait presque la moitié de la population européenne. Laquelle épidémie dont l’église retrace l’origine par un mal surnaturel, le fait pour des individus sorciers d’être possédés par le démon, le diable. Même des loups furent tués sous prétexte qu’ils sont l’incarnation de Satan. Hélas! Haïti vit encore au moyen âge! Elle n’a pas encore connu sa renaissance et sa modernité imprégnée d’humanisme, du respect des droits humains. L’obscurantisme bat son plein! L’ignorance touche au paroxysme! Oui! L’ignorance criminelle a fait bien des dégâts humains! Elle égorge, tue des gens innocentes sous prétexte d’être membre de la sorcellerie. Hélas! Sur Haïti s’abattent les forces occultes des ténèbres, des pénombres, de l’obscurité opaque! Oh! Trop de gens, égorgés, tués, brûlés vif, lynchés à morts, lapidés à mort. Au comble du regret de constater que l’ignorance supplante, devance la science en apportant son pesant lot de malheurs au peuple haïtien. Témoignage En 1987 lorsque j’étais sur le point de quitter Haïti en direction des États-Unis d’Amérique du Nord, plus particulièrement New-York, ma mère recevait une triste, étrange ou épouvantable nouvelle. Une tante à moi a été consulter un Bokor qui l’apprend qu’un membre de sa famille ayant un seul fils est le point d’être frappé par un dur coup. Son fils unique est atteint d’un mauvais sors expédié par un sorcier en précisant que le sans le secours de son aide, au plus vite que possible l’enfant sera mort inévitablement. Comme ma tante sait que seule ma mère a un seul fils dans la famille, automatiquement il saisit la balle, elle comprend qu’il s’agit de moi dont le Bokor parle. Ainsi de son retour elle donne la triste nouvelle à ma mère. Comme elle a grandement peur de me perdre, de laisser ainsi mourir son seul fils unique, elle me passe la nouvelle en soulignant avec insistance la nécessité d’aller voir le Bokor malgré sa grande foi chrétienne pour ne pas subir le risque de mourir. Nan danje nwayad, moun kenbe menm branch pikan. Cependant depuis mon adolescence, je développais un grand amour pour la science. Je m’informais avidement de tout qui est scientifique. De plus, mon professeur de mathématiques Belge, Stéphan et un prêtre catholique du nom Tim, m’avait déjà enseignait que le loup-garou et le mal surnaturel n’existent que dans l’imaginaire et non dans la réalité. Cet enseignement a eu une grande influence sur moi puisque souvent je revenais du bal tard dans la nuit sans jamais vu aucun diable. C’est ainsi que je finis pas prendre les histoires de diable, de loup garou, de sanpwèl, de vennvendeng, de baka, de bizango, de rwaminui, de blende, de katgore comme étant le fruit des mythes ou des légendes populaires, pour mieux dire, des niaiseries, des risibles, des fables stupides qui relèvent purent de l’ignorance populaire. Avec un tel esprit ainsi éclairé, ma réponse à ma mère a été un ferme refus : Nul homme au monde ne peut ainsi me tuer car seul Dieu qui m’a donné la vie peut décider du jour de ma mort. Pas question d’aller me faire, jouer, fourrer devant simple Bokor ignorant dont le niveau de connaissance et d’éducation n’atteint même pas le quart du mien. Je ne peux me descendre aussi bas! À dire, fraîchement réussi mon baccalauréat et sur le point de voyager pour les Etats-Unis, j’étais bourré de complexe et de préjugés au risque même de la crevaison. Alors ce refus a été au désespoir de ma mère ayant terriblement peur de mon éventuelle mort prochaine. Fait Sans aller voir le bokor, je suis parti pour les Etats-Unis en direction de Queens New-York sans être victime de rien. Encore aujourd’hui je vis sans problème au canada. Donc la voyance magique du Bokor ne se révèle pas efficace. Elle est fausse, un mensonge, une magouille juste pour soutirer de l’argent à ma mère. Mais grâce à ma culture centrée sur la science, la magouille ne fonctionne pas. En effet, je ne suis toujours pas mort, ni victime d’aucun prétendu mal surnaturel. Dieu merci, grâce à Dieu, je suis encore vivant. Et ce texte ne demeure pas moins un véritable témoignage de l’astuce malicieuse des bokors pour soutirer de l’argent des gens, du moins les naïfs. Une preuve convaincante du mensonge qui empoissonne le tissus social haïtien. Ce qui exige un véritable vaccin pour tuer ce virus, ce microbe, cette bactérie nuisible Rien n’est pas facile à comprendre que l’origine de l’épidémie du choléra. Le séisme du 12 janvier a fait 200.000. Le plus grand nombre de ces morts restaient enfouis sous des décombres. Au lendemain du séisme on fouillait les décombres juste dans le but de sauver des vivants. Mais un nombre de jours où la chance de survie de tout être humain reste quasiment nulle sous les décombre, on arrêtait les fouilles. Sous le sol des villes ou régions ravagées par le séisme se cachent des milliers de morts. Avec l’arrivée de la saison pluvieuse, l’écoulement des eaux sous la terre, vers les rivières, les sources d’eaux devaient naturellement être contaminées par ces grands nombres de cadavres souterrains. Même l’air peut être contaminé si l’on tient compte du phénomène du cycle de l’eau. D’ailleurs de nombreux spécialistes en santé l’avaient même déjà annoncé des mois à l’avance, que la conjonction de la saison pluvieuse et des cadavres pourront entraîner l’émergence de certaines maladies. Je l’avais entendu la nouvelle, le message, à la radio en Haïti aussi bien qu’au Canada. La tragédie de l’.épidémie était déjà prédite si les autorités responsables ne prenaient pas vite les mesures nécessaires ou qu’il fallait pour empêcher une catastrophe en chaîne. Alors l’accusation des gens de sorcellerie ou de sorcier responsables de l’épidémie de cholera à partir d’une substance, n’a aucun sens, relève de l’ignorance. Une ignorance criminelle qui fait ses propres morts comme le cyclone Anne, le séisme du 12 janvier et l’épidémie de cause naturelle du choléra. Pour plus d’information sur l’origine possible de la maladie consulter les textes ci-dessous. Ou va dans google, écrit dans le moteur de recherche : Mal surnaturel et Edner Saint-Amour, puis cliquer sur O.K ou enter Conclusion Pour conclure, notons qu’en tant de catastrophes naturelles, les hommes ont tendance à s’unir par instinct de conservation pour la sauvegarde leur propre survie. Il s’agit d’un reflexe conservateur naturel. Dans la mesure où un peuple arrive dans un carrefour où même en cas de catastrophe naturelle la sonnette d’alarme pour s’unir ou se réunir ne sonne pas, ne retentit pas, eh bien ce peuple doit avoir connu antérieurement de profondes blessures qui ne sont pas encore guéries et qui affectent négativement leur grégarité, leur affectivité qui favorise l’interaction sociale. La douleur intérieure de ce peuple doit être très grande si même en cas de danger naturel, il n’affiche aucune tendance, aucune attitude vers l’unité. Cela ne demeure pas moins un très grave problème au niveau social. L’homme est un être grégaire qui n’est pas fait pour vivre seul, de manière isolée sinon il peut courir le risque de sombrer dans la folie. Comme dit le créole : Yon sèl dwèt pa manje gonbo kalalou, men anpil chay pal ou, yon sèl nou fèb, ansanm ansanm nou se lavalas, de tèt miyò ke yon sèl TEXTES DE LECTURE ou d’information Vertu de la sociologie À l’ère de mon enfance et de mon adolescence je comprenais très peu de choses sur la société. Très peu d’information sur son origine, son mode de fonctionnement, son mode d’organisation, sa hiérarchie, sa structure ou son mouvement. Je comprenais très peu de choses parce que je ne percevais la société qu’avec les yeux des mythes populaires ou traditionnels et les mystères religieux, de manière sombre et déformée. De l’initiation à la sociologie Pendant que j’étudiais en Philosophie à Saint John’s University de Queens à New-York dans les années 1987-1990, par curiosité je recevais un cours d’initiation à la sociologie. Cela me plaisait beaucoup. Après je me suis établi définitivement au Québec comme immigrant reçu en 1990 jusqu’à nos jours. Là j’ai opté pour la sociologie comme discipline scolaire pour en faire une carrière professionnelle. C’est ainsi la sociologie a libéré mon esprit et mon imaginaire des ténèbres des mythes et des mystères apportés par la tradition haïtienne et la religion catholique. Lumière sur l’inné et l’acquis Auparavant j’étais incapable de distinguer l’inné de l’acquis. C’était la confusion totale. La sociologie tranche cette question et m’éclaire. En fait, la sociologie s’occupe exclusivement du social renvoyant à tout ce qui est social ou reçu dans et par la société par opposition à ce qui est inné renvoyant à ce tout ce qui existe chez l’homme dès la naissance. On est né comme ça, on est né avec ça. Ça vient de l’intérieur de l’homme. L’inné relève surtout de la génétique et de l’hérédité faisant partie de la psychologie. Une branche de la psychologie s’en occupe, mais pas la sociologie. À l’opposé, ce qui est acquis est le produit d’un apprentissage social dans la famille, à l’école, dans les groupes d’amis, ou à partir de tout autre groupe, toute autre association ou toute autre institution aux vertus socialisantes. Des phénomènes tels que la tradition, l’éducation, l’instruction, l’institution, la profession, le métier, le travail, le gouvernement, l’État, les partis politiques, les associations culturelles, la religion, la violence, la délinquance juvénile, le drogue, le tabagisme relèvent tous du social de l’acquis, du reçu, de ce qui vient à l’extérieur de nous. Ce sont tous des phénomènes sociaux et non innés, n’ayant rien à voir avec nos gènes. D’une manière générale le social renvoie aux manières de voir, de sentir, de penser et d’agir propres à une collectivité donnée. Conjuration des mythes et des mystères La sociologie me permet de me libéré l’esprit des chaînes et ténèbres des mythes et des mystères. Elle m’a libéré grâce à la lumière de la raison, de l’esprit critique qui me permet de rester en contact avec la réalité sociale de manière objective et réaliste sans pourtant nier l’importance de la subjectivité. Grâce à la raison j’ai réussi à distinguer la fiction(mythe, mystère) de la vérité (réalité, objectivité). Alors je me suis porté à observer la réalité sociale, la concevoir, l’analyser, la critiquer plutôt que de croire(mythe, mystère), d’adorer ou d’agir aveuglement sans rien comprendre. Avec cette lumière que m’apporte la sociologie sur la société, j’ai réussi à chasser les mythes et les mystères de mon esprit ou de mon imaginaire, à me libérer de leurs poids lourds et de leurs ténèbres. Bref j’ai réussi à purifier mon esprit mon esprit ou mon imaginaire. La sociologie étudie les traditions surtout reposées sur des mythes et les religions reposées sur des mystères comme phénomènes sociaux. Elle a tout démystifié. Mais la sociologie ne dit à personne de prendre position ou parti. Elle se contente de donner une formation objective à l’élève. Mais moi, je me positionne parce que les mythes traditionnels et les mystères religieux nous rapprochent plus de la fiction que de la réalité. Ce qui nous porte à vivre comme des extraterrestres d’une autre planète, déconnecté de la vraie réalité sociale. Conclusion L’homme haïtien doit pouvoir aussi se défaire de ces mythes et mystères afin qu’il sorte des nuages, s’atterrisse sur la terre ferme, deux pieds fermes sur le sol, pour devenir réel, simple, réaliste, d’un verbe plus compréhensible. Il doit pouvoir déjouer les mythes et les mystères qui habitent son esprit, sans brimer sa subjectivité proprement humaine. Sur ce, j’encourage tout le monde à ne pas rester dans les ténèbres (ignorance), mais à s’éclairer de la lumière de la raison, du bon sens, de la sagesse et de la logique. Si nous arriverons à le faire, nous en récolterons tous les bénéfices, les fruits et les bienfaits. Par exemple, si nous réussissons à ne plus croire dans l’existence d’un « prétendu mal surnaturel» envoyé sur quelqu’un sur commande d’un sorcier, du diable ou de Satan. Une telle croyance qui pousse le croyant à voir en ses frères des ennemis potentiels capables de lui faire du mal, qui engendre des divisions sociales énormes, qui encourage la pratique du mal pour mal, dent pour dent, œil pour œil, pied pour pied, main pour main, une loi primitive condamnée par la démocratie. Le fait de croire dans l’existence même du prétendu, prédispose l’esprit (intention) non seulement «mal surnaturel» au mal, mais encore peut pousser l’individu à poser l’acte contre quelqu’un soupçonné d’être un ennemi. Alors que l’ennemi, au fond, ne réside que dans l’imaginaire, mais quant l’acte qu’il pose, reste bien réel. Il se venge. Il rend donc mal pour mal. On vit donc sous le joug de la violence. Raison majeure pour nous libérer des chaînes de nos mythes et mystères auxquels nous croyons. Edner Saint-Amour Sociologue et poète Les Tabous subsistent par Sarah Bélisle Les tabous lies aux maladies mentales sont tenaces. Malgré des années de sensibilisation, les 20% des canadiens qui recevront, à un moment ou un autre de leur vie, un diagnostic de maladie mentale risquent d’être stigmatisés. 1) Parfois ce sont les proches et l’environnement immédiat qui ont des préjugés 2) Parfois c’est au travail ou dans le grand public 3) Il y a aussi l’auto stigmatisation selon Sylvain d’Auteuil Il existe plein de tabous et de clichés à propos des maladies problèmes mentales. Il faut les faire tomber dit Steeve Hurdle, qui accepte d’être l’un des cinq visages de la semaine de la sensibilisation aux maladies mentales 2011 qui se déroule jusqu’à Samedi Il est lui-même atteint d’une maladie qui lui cause des problèmes d’humeur chroniques et dit avoir été ostracisé en raison de son trouble : J’ai été tassé dans le coin même par des amis proches a-t-il déploré Les gens manquent d’information parce qu’on ne parle pas des maladies mentales. Or parler ouvertement de sa maladie joue un grand rôle important dans le rétablissement de ceux qui souffrent de troublent mentaux avérés (processus de guérison), selon M. Hurdle Une personne n’est pas une maladie insiste Sylvain. Il faut traiter la personne et non seulement ses symptômes. Pour permettre la réinsertion sur le marché du travail et dans la communauté des gens atteints de ces maladies, il est important de faire tomber les tabous La semaine de sensibilisation aux maladies mentales est organisée par l’Alliance canadienne pour la maladie mentale et la santé LE MAL SURNATUREL ACTUALITÉ D’après les gens de la zone sud des individus sorciers auraient semé une substance magique qui propage l’épidémie de choléra dans la région. La réaction de la population ne demeure pas brutale ou cruelle devant les chefs d’accusation portés contre eux comme adepte de la sorcellerie. Dans la délibération du verdict populaire, ou de la justice populaire : 1) Au Sud-Ouest, une douzaine de personnes ont été tuées à coup de machette, de pierre et leurs corps mutilés brûlés en pleine rue 2) À Jérémie au moins trois personnes sont tuées et plusieurs dans les villages avoisinants 3) À Chambellan six personnes ont été lynchées à mort 4) À Marfran et Dame-Marie, cinq personnes ont été lynchées à mort Après le tremblement de terre causant la mort de 200.000 individus, l’épidémie de choléra faisant 1800 morts et plus de 80.000 personnes reçues à l’hôpital, c’est le séisme de la sorcellerie qui fait ses morts. Réflexion Il est combien triste d’entendre ou de voir mourir beaucoup de gens pour rien, de voir des tant de gens tués horriblement et gratuitement. Ah! Cela me fait tant mal au plein cœur. Hélas! La aveugle croyance au mal surnaturel est plus puissant ou mortel que le poison de l’arsenic. Elle tue des gens futilement, gratuitement, pour rien! Si je pouvais donne ma tête aux Haïtiens qui croient dans le mal surnaturel,, combien ce mal serait enrayé, conjuré et le peuple immunisé. Tout le monde vivrait mieux, comme des frères humains solidaires, selon une confiance mutuelle inébranlable et dans une sérénité individuelle parfaite. Combien la vie serait plus belle, heureuse. Malheureusement on est encore très loin de la guérison du mal surnaturel, de la conjuration du mal imaginaire, de l’enrayement de ce virus nuisible, ce poison violent, mortel si puissant dans la société haïtienne. Hélas! Les autorités compétentes se montrent insouciants, irresponsables face à la nécessité d’enrayer ce mal. Elles refusent de le traiter par une potion d’information ou d’éducation à saveur ou contenu scientifique. Pourtant la science, particulièrement les sciences sociales et la médecine reste de véritables pistes de solutions à ce problème séculaire qui ronge le tissus social haïtien où chacun vit dans la peur de l’autre ou du voisin, la peur d’être victime d’un prétendu mauvais expédié par un sorcier, un lougarou. Hélas! Ce mal qui n’existe que dans l’imaginaire haïtien ne devient pas moins réel, une réalité vraie voire tangible dans le sens qu’on peut voir ou toucher les victimes cruellement tuées à travers la vue comme des juifs dans les chambres à gaz de Adolphe Hitler, ou dans le feu comme au moyen âge les victimes de l’inquisition de l’Église faisant la chasse aux sorciers lors de l’épidémie de la peste noire qui détruisait presque la moitié de la population européenne. Laquelle épidémie dont l’église retrace l’origine par un mal surnaturel, le fait pour des individus sorciers d’être possédés par le démon, le diable. Même des loups furent tués sous prétexte qu’ils sont l’incarnation de Satan. Hélas! Haïti vit encore au moyen âge! Elle n’a pas encore connu sa renaissance et sa modernité imprégnée d’humanisme, du respect des droits humains. L’obscurantisme bat son plein! L’ignorance touche au paroxysme! Oui! L’ignorance criminelle a fait bien des dégâts humains! Elle égorge, tue des gens innocentes sous prétexte d’être membre de la sorcellerie. Hélas! Sur Haïti s’abattent les forces occultes des ténèbres, des pénombres, de l’obscurité opaque! Oh! Trop de gens, égorgés, tués, brûlés vif, lynchés à morts, lapidés à mort. Au comble du regret de constater que l’ignorance supplante, devance la science en apportant son pesant lot de malheurs au peuple haïtien. Témoignage En 1987 lorsque j’étais sur le point de quitter Haïti en direction des États-Unis d’Amérique du Nord, plus particulièrement New-York, ma mère recevait une triste, étrange ou épouvantable nouvelle. Une tante à moi a été consulter un Bokor qui l’apprend qu’un membre de sa famille ayant un seul fils est le point d’être frappé par un dur coup. Son fils unique est atteint d’un mauvais sors expédié par un sorcier en précisant que le sans le secours de son aide, au plus vite que possible l’enfant sera mort inévitablement. Comme ma tante sait que seule ma mère a un seul fils dans la famille, automatiquement il saisit la balle, elle comprend qu’il s’agit de moi dont le Bokor parle. Ainsi de son retour elle donne la triste nouvelle à ma mère. Comme elle a grandement peur de me perdre, de laisser ainsi mourir son seul fils unique, elle me passe la nouvelle en soulignant avec insistance la nécessité d’aller voir le Bokor malgré sa grande foi chrétienne pour ne pas subir le risque de mourir. Nan danje nwayad, moun kenbe menm branch pikan. Cependant depuis mon adolescence, je développais un grand amour pour la science. Je m’informais avidement de tout qui est scientifique. De plus, mon professeur de mathématiques Belge, Stéphan et un prêtre catholique du nom Tim, m’avait déjà enseignait que le loup-garou et le mal surnaturel n’existent que dans l’imaginaire et non dans la réalité. Cet enseignement a eu une grande influence sur moi puisque souvent je revenais du bal tard dans la nuit sans jamais vu aucun diable. C’est ainsi que je finis pas prendre les histoires de diable, de loup garou, de sanpwèl, de vennvendeng, de baka, de bizango, de rwaminui, de blende, de katgore comme étant le fruit des mythes ou des légendes populaires, pour mieux dire, des niaiseries, des risibles, des fables stupides qui relèvent purent de l’ignorance populaire. Avec un tel esprit ainsi éclairé, ma réponse à ma mère a été un ferme refus : Nul homme au monde ne peut ainsi me tuer car seul Dieu qui m’a donné la vie peut décider du jour de ma mort. Pas question d’aller me faire, jouer, fourrer devant simple Bokor ignorant dont le niveau de connaissance et d’éducation n’atteint même pas le quart du mien. Je ne peux me descendre aussi bas! À dire, fraîchement réussi mon baccalauréat et sur le point de voyager pour les Etats-Unis, j’étais bourré de complexe et de préjugés au risque même de la crevaison. Alors ce refus a été au désespoir de ma mère ayant terriblement peur de mon éventuelle mort prochaine. Fait Sans aller voir le bokor, je suis parti pour les Etats-Unis en direction de Queens New-York sans être victime de rien. Encore aujourd’hui je vis sans problème au canada. Donc la voyance magique du Bokor ne se révèle pas efficace. Elle est fausse, un mensonge, une magouille juste pour soutirer de l’argent à ma mère. Mais grâce à ma culture centrée sur la science, la magouille ne fonctionne pas. En effet, je ne suis toujours pas mort, ni victime d’aucun prétendu mal surnaturel. Dieu merci, grâce à Dieu, je suis encore vivant. Et ce texte ne demeure pas moins un véritable témoignage de l’astuce malicieuse des bokors pour soutirer de l’argent des gens, du moins les naïfs. Une preuve convaincante du mensonge qui empoissonne le tissus social haïtien. Ce qui exige un véritable vaccin pour tuer ce virus, ce microbe, cette bactérie nuisible Rien n’est pas facile à comprendre que l’origine de l’épidémie du choléra. Le séisme du 12 janvier a fait 200.000. Le plus grand nombre de ces morts restaient enfouis sous des décombres. Au lendemain du séisme on fouillait les décombres juste dans le but de sauver des vivants. Mais un nombre de jours où la chance de survie de tout être humain reste quasiment nulle sous les décombre, on arrêtait les fouilles. Sous le sol des villes ou régions ravagées par le séisme se cachent des milliers de morts. Avec l’arrivée de la saison pluvieuse, l’écoulement des eaux sous la terre, vers les rivières, les sources d’eaux devaient naturellement être contaminées par ces grands nombres de cadavres souterrains. Même l’air peut être contaminé si l’on tient compte du phénomène du cycle de l’eau. D’ailleurs de nombreux spécialistes en santé l’avaient même déjà annoncé des mois à l’avance, que la conjonction de la saison pluvieuse et des cadavres pourront entraîner l’émergence de certaines maladies. Je l’avais entendu la nouvelle, le message, à la radio en Haïti aussi bien qu’au Canada. La tragédie de l’.épidémie était déjà prédite si les autorités responsables ne prenaient pas vite les mesures nécessaires ou qu’il fallait pour empêcher une catastrophe en chaîne. Alors l’accusation des gens de sorcellerie ou de sorcier responsables de l’épidémie de cholera à partir d’une substance, n’a aucun sens, relève de l’ignorance. Une ignorance criminelle qui fait ses propres morts comme le cyclone Anne, le séisme du 12 janvier et l’épidémie de cause naturelle du choléra. Pour plus d’information sur l’origine possible de la maladie consulter les textes ci-dessous. Ou va dans google, écrit dans le moteur de recherche : Mal surnaturel et Edner Saint-Amour, puis cliquer sur O.K ou enter Conclusion Pour conclure, notons qu’en tant de catastrophes naturelles, les hommes ont tendance à s’unir par instinct de conservation pour la sauvegarde leur propre survie. Il s’agit d’un reflexe conservateur naturel. Dans la mesure où un peuple arrive dans un carrefour où même en cas de catastrophe naturelle la sonnette d’alarme pour s’unir ou se réunir ne sonne pas, ne retentit pas, eh bien ce peuple doit avoir connu antérieurement de profondes blessures qui ne sont pas encore guéries et qui affectent négativement leur grégarité, leur affectivité qui favorise l’interaction sociale. La douleur intérieure de ce peuple doit être très grande si même en cas de danger naturel, il n’affiche aucune tendance, aucune attitude vers l’unité. Cela ne demeure pas moins un très grave problème au niveau social. L’homme est un être grégaire qui n’est pas fait pour vivre seul, de manière isolée sinon il peut courir le risque de sombrer dans la folie. Comme dit le créole : Yon sèl dwèt pa manje gonbo kalalou, men anpil chay pal ou, yon sèl nou fèb, ansanm ansanm nou se lavalas, de tèt miyò ke yon sèl TEXTES DE LECTURE ou d’information Vertu de la sociologie À l’ère de mon enfance et de mon adolescence je comprenais très peu de choses sur la société. Très peu d’information sur son origine, son mode de fonctionnement, son mode d’organisation, sa hiérarchie, sa structure ou son mouvement. Je comprenais très peu de choses parce que je ne percevais la société qu’avec les yeux des mythes populaires ou traditionnels et les mystères religieux, de manière sombre et déformée. De l’initiation à la sociologie Pendant que j’étudiais en Philosophie à Saint John’s University de Queens à New-York dans les années 1987-1990, par curiosité je recevais un cours d’initiation à la sociologie. Cela me plaisait beaucoup. Après je me suis établi définitivement au Québec comme immigrant reçu en 1990 jusqu’à nos jours. Là j’ai opté pour la sociologie comme discipline scolaire pour en faire une carrière professionnelle. C’est ainsi la sociologie a libéré mon esprit et mon imaginaire des ténèbres des mythes et des mystères apportés par la tradition haïtienne et la religion catholique. Lumière sur l’inné et l’acquis Auparavant j’étais incapable de distinguer l’inné de l’acquis. C’était la confusion totale. La sociologie tranche cette question et m’éclaire. En fait, la sociologie s’occupe exclusivement du social renvoyant à tout ce qui est social ou reçu dans et par la société par opposition à ce qui est inné renvoyant à ce tout ce qui existe chez l’homme dès la naissance. On est né comme ça, on est né avec ça. Ça vient de l’intérieur de l’homme. L’inné relève surtout de la génétique et de l’hérédité faisant partie de la psychologie. Une branche de la psychologie s’en occupe, mais pas la sociologie. À l’opposé, ce qui est acquis est le produit d’un apprentissage social dans la famille, à l’école, dans les groupes d’amis, ou à partir de tout autre groupe, toute autre association ou toute autre institution aux vertus socialisantes. Des phénomènes tels que la tradition, l’éducation, l’instruction, l’institution, la profession, le métier, le travail, le gouvernement, l’État, les partis politiques, les associations culturelles, la religion, la violence, la délinquance juvénile, le drogue, le tabagisme relèvent tous du social de l’acquis, du reçu, de ce qui vient à l’extérieur de nous. Ce sont tous des phénomènes sociaux et non innés, n’ayant rien à voir avec nos gènes. D’une manière générale le social renvoie aux manières de voir, de sentir, de penser et d’agir propres à une collectivité donnée. Conjuration des mythes et des mystères La sociologie me permet de me libéré l’esprit des chaînes et ténèbres des mythes et des mystères. Elle m’a libéré grâce à la lumière de la raison, de l’esprit critique qui me permet de rester en contact avec la réalité sociale de manière objective et réaliste sans pourtant nier l’importance de la subjectivité. Grâce à la raison j’ai réussi à distinguer la fiction(mythe, mystère) de la vérité (réalité, objectivité). Alors je me suis porté à observer la réalité sociale, la concevoir, l’analyser, la critiquer plutôt que de croire(mythe, mystère), d’adorer ou d’agir aveuglement sans rien comprendre. Avec cette lumière que m’apporte la sociologie sur la société, j’ai réussi à chasser les mythes et les mystères de mon esprit ou de mon imaginaire, à me libérer de leurs poids lourds et de leurs ténèbres. Bref j’ai réussi à purifier mon esprit mon esprit ou mon imaginaire. La sociologie étudie les traditions surtout reposées sur des mythes et les religions reposées sur des mystères comme phénomènes sociaux. Elle a tout démystifié. Mais la sociologie ne dit à personne de prendre position ou parti. Elle se contente de donner une formation objective à l’élève. Mais moi, je me positionne parce que les mythes traditionnels et les mystères religieux nous rapprochent plus de la fiction que de la réalité. Ce qui nous porte à vivre comme des extraterrestres d’une autre planète, déconnecté de la vraie réalité sociale. Conclusion L’homme haïtien doit pouvoir aussi se défaire de ces mythes et mystères afin qu’il sorte des nuages, s’atterrisse sur la terre ferme, deux pieds fermes sur le sol, pour devenir réel, simple, réaliste, d’un verbe plus compréhensible. Il doit pouvoir déjouer les mythes et les mystères qui habitent son esprit, sans brimer sa subjectivité proprement humaine. Sur ce, j’encourage tout le monde à ne pas rester dans les ténèbres (ignorance), mais à s’éclairer de la lumière de la raison, du bon sens, de la sagesse et de la logique. Si nous arriverons à le faire, nous en récolterons tous les bénéfices, les fruits et les bienfaits. Par exemple, si nous réussissons à ne plus croire dans l’existence d’un « prétendu mal surnaturel» envoyé sur quelqu’un sur commande d’un sorcier, du diable ou de Satan. Une telle croyance qui pousse le croyant à voir en ses frères des ennemis potentiels capables de lui faire du mal, qui engendre des divisions sociales énormes, qui encourage la pratique du mal pour mal, dent pour dent, œil pour œil, pied pour pied, main pour main, une loi primitive condamnée par la démocratie. Le fait de croire dans l’existence même du prétendu, prédispose l’esprit (intention) non seulement «mal surnaturel» au mal, mais encore peut pousser l’individu à poser l’acte contre quelqu’un soupçonné d’être un ennemi. Alors que l’ennemi, au fond, ne réside que dans l’imaginaire, mais quant l’acte qu’il pose, reste bien réel. Il se venge. Il rend donc mal pour mal. On vit donc sous le joug de la violence. Raison majeure pour nous libérer des chaînes de nos mythes et mystères auxquels nous croyons. Edner Saint-Amour Sociologue et poète TWA MIL ANE Depi twa Milan avan jezi kri Listwa koumanse, moun konn ekri Pou klere lespri moun mete nan bon chemen Yo chita yap espekile sou marengwen Depi twa Milan avan jezi kri Listwa koumanse, moun konn ekri Pou klere lespri moun mete nan bon chemen Yo chita nan prediksyon sou sendenden Depi twa Milan avan jezi kri Listwa koumanse, moun konn ekri Pou klere lespri moun mete nan bon chemen Yo chita nan idantifikasyon sou mazenflen Apre yo tonbe fè pwosè entasyon Mete tout koulè sou do zòt ba li madichon Fè konnen wou se senbòl nanm mechanste Konsa yo akize, jije, kondane san kilpabilite Mechan itilize nayif pou touye inosan nan tenèb Apre sa yo lave men, yo di yo se moun pwòp nèt Apre sa yo se pa Belzeboul men se Guede Nibo Afiche nan tout lari nan ekrito sou tout Poto Mariaj imajinè pou detounen lespri Fè zèv destrisksyon aji mal kont lavi Fè wè yo gen lajan, yo se gwo Toro Fè wè Belzeboul kap kouri bèl oto Se pa Belzeboul nan Labib ki Mechan Se Guede Nibo nan Vodou ki konn bwè san Se Vodou nan pou ou kont ki nan lojik kanibal Se Vodouyizan ki fèt pou rete nan mache kwabosal Moun espekilasyon kap Touye Moun Prediksyon kap rache Moun idantifikasyon kap fè mal Mal imajinè nan klonaj fè mal Yo fin anraje nan fè moun mal Nan sèvi Belzeboul nan labib Apre sa lague chay sou Vodou Jodi ya mwen mwenm se obsèvatè sèten San espekilasyon mwen va temwen demen Mwen pa konnen ki sa lavi ap pote Se Granmèt Mahou ka va deside Jehovah ou Yaweh en francais, allah en Arabe, Demiurge en grec, Deus en latin, Mahou en Fon Les mediums Avant propos On n’a pas besoin d’être un savant pour reconnaitre que la découverte de Christophe Colomb amène entre autres le monstre de la cupidité qui débouche finalement sur la destruction des uns par les autres. Selon la vision du péché du vodou, la jalousie de Cheviecoudaleh serait à l’ origine du mal, de Satan, de la mort, de la chute de l’homme. Cupidité et jalousie ne demeurent pas moins deux forces négatives que certains hommes dit civilises utilisent pour parvenir a la destruction d’autres hommes, quitte a s’emparer par la force des armes de leurs propres terres, propres biens voire de leurs propres femmes. Pour un savant ce texte n’a rien anormal capable de le tirer a de mauvaises interprétations comme le pouvaient l’être les croyants. Pour cela je dois rectifier et préciser que la croyance et la réalité sont deux choses différentes. Quand je parle d’une réalité, cela ne veut pas dire qu’elle fait partie de ma propre croyance ou conviction. Cela relève de l’objectivité, de l’impartialité de la neutralité, de l’honnêteté intellectuelle. Tout autant un être subjectif (irrationnel), l’homme reste un être rationnel, c’est-a-dire, pense, raisonne, analyse. C’est même une condition de sa survie car il est de son devoir de saisir les phénomènes qui se produisent dans son entourage, de penser pour avoir emprise son milieu, son environnement. Par exemple, la déforestation, la désertification, l’érosion relèvent en grande partie de l’absence d’emprise sur notre environnement naturel. Seul l’ignorant peut laissons a l’abandon la maison ou il habite sans se soucier des intempéries et du demain. Je sais que ces mots peuvent sonner mal dans l’oreille du chrétien dont la foi repose essentiellement sur le sentiment de l’émotion et non la raison. Mais s’il prend son pour observer, comprendre et analyser il finira par voir que ce so

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